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Dans le cadre du cours dispensé par Alain Gerlache, les étudiants en Journalisme de l'Université de Liège vous proposent un tour de l'actu du web, des réseaux sociaux. et des médias.

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Interview – Maxime Bourlet, Conseiller communal depuis 2006 à Awans, est également le Président des Jeunes MR de la Province de Liège. Le politicien explique comment les réseaux sociaux sont utilisés au sein du Parti mais aussi dans le monde politique en général.

Existe-il une stratégie de communication particulière sur les réseaux sociaux pour les Jeunes MR liégeois ?

Disons qu’il y a une double stratégie de communication. Une globale, incitant les membres du Parti de moins de 30 ans à « liker » le site des Jeunes MR de la province de Liège et à le partager le plus largement possible sur les réseaux sociaux. A titre personnel, j’ai crée mon propre site internet. Et pour attirer l’attention des internautes, j’ai réalisé des vidéos un peu spéciales en plusieurs phases, dont la phase finale sort aujourd’hui ! Ces trois vidéos s’inspirent du film Tanguy, un clin d’œil à ma propre situation puisque je vis encore chez mes parents à 27 ans ! La « bande-annonce » de ces vidéos est sortie sur mon site internet le 1ier avril. L’idée du canular était bien sûr faite exprès ! La production de ces vidéos a pour but de défendre l’audace et l’originalité, des qualités importantes en politique. Mais l’objectif premier était d’amener les gens à se rendre sur mon site. Et ça a marché, le nombre de visite a véritablement explosé !

Mise à part votre site internet, utilisez-vous également Twitter et Facebook pour réaliser votre campagne électorale ?

Bien sûr ! J’ai ma propre page Facebook et un compte Twitter. Les réseaux sociaux sont un bon moyen de communication mais ce n’est pas grâce à eux qu’on gagne des élections. En tout cas, pas à notre échelle. Ca peut jouer un rôle pour certains acteurs politiques, comme Elio Di Rupo, mais pour les plus petits politiciens, ces réseaux n’ont pas beaucoup de poids. 

Des améliorations sont-elles à faire dans la communication sur les réseaux sociaux au sein du Mouvement Réformateur ?

Oui, on aurait dû être plus productif avant le 25 février (Nda : date de lancement de la campagne électorale du MR) et s’investir plus rapidement dans la campagne sur les réseaux sociaux. Des formations ont été organisées pour apprendre aux politiciens à mieux communiquer via les réseaux sociaux mais elles n’ont pas toujours été bien suivies. Ceux qui ouvrent seulement maintenant une page Facebook et qui n’y publient rien sont des « glands (sic) », tout comme ceux qui postent des publications toutes les 6 secondes. Pas mal de politiciens prêchent ainsi dans le désert…

Pensez-vous que les réseaux sociaux peuvent servir d’outil de « propagande » pour les partis et que les propos peuvent facilement sortir du cadre politique ?

Oui, c’est un nouveau moyen de communication dont on ne mesure pas encore toute la puissance. Je pense que Twitter sert surtout à « clasher ». Le rapport entretenu avec les personnes abonnées aux comptes politiques sur Twitter est différents car y figurent surtout des journalistes, des professionnels ou des sympathisants. Alors que Facebook est une plate-forme plus familiale, ma grand-mère est sur Facebook ! Il faut donc être plus stratégique. Mais que cela soit sur l’un ou l’autre, les acteurs politiques doivent savoir s’autoréguler dans leur communication car on peut vite déraper…

Camille Stassart

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Internet, les réseaux sociaux : du pain béni pour les politiques.  Et pourtant, ce ne fut pas toujours le cas. Il y a quelques années d’ici, les politiques vivaient ce qu’on appelle la « fracture numérique » c’est-à-dire qu’ils étaient face à deux publics relativement différents, les électeurs traditionnels et les électeurs internautes. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas puisque plus de 90% de la population est connectée. Internet est un endroit où il est possible de communiquer en temps réel et ce tout au long de l’année et plus seulement en temps de campagne électorale.

Comme tous les autres, le parti Écolo a vu les avantages que pouvait offrir une « cyber-campagne ».  Baptiste Erkes, chargé de la communication au sein du groupe Écolo, nous explique les grands points d’une telle révolution : «  Les réseaux sociaux offrent à la fois la possibilité d’exposer nos idées et de véhiculer nos valeurs mais également d’écouter ce que les gens disent, de prendre la température en somme, et d’adapter le message si nécessaire. La communication va dans les deux sens ! ». 

Affectionnant tout particulièrement Facebook et Twitter, Ecolo surfe avec aise sur la nouvelle vague des réseaux sociaux. Réseaux assez différents l’un de l’autre, et qui ne s’adressent pas au même type de public. « Facebook est un réseau social de masse, il permet de toucher une forte partie de la population. Plus de sept millions de belges y sont abonnés ! Il y a plus de fonctionnalité sur Facebook, ce qui permet de faire de la communication externe, mais aussi interne, entre membres du parti. Interne au sein du parti par la création de pages, de groupes privés, de profils etc. et externe car l’information est rendue visible à un large public.  Twitter, quant à lui, est un réseau dit ‘’de niche’’. Il rassemble moins d’inscrits et ses membres font partie d’un milieu socioculturel un peu plus élevé que ceux de Facebook. C’est intéressant, car faire notre campagne sur Twitter nous permet de toucher ce que l’on appelle des faiseurs d’opinion, qui relayeront leurs idées dans les différentes couches de population. De plus, sur ce réseau, tous les partis sont mis sur le même pied d’égalité, puisqu’il n’existe pas de publicité payante, contrairement à ce que l’on peut faire sur Facebook. »

Quoi qu’il en soit, Écolo semble plus présent sur le célèbre réseau social de Mark Zukerberg que sur celui de l’oiseau bleu. Et le parti en joue ! Alors que les Greennominations, lancées à l’aube de la campagne, ont été loin de remporter un grand succès, Baptiste Erkes se justifie : « Il s’agissait cette fois de communication interne, nous ne voulions pas toucher les masses et faire le buzz. Au contraire, le but était de motiver tous les candidats Ecolo pour la campagne et les élections à venir. ».

Aujourd’hui gonflé à bloc, le groupe Écolo s’est lancé dans un compte à rebours des jours qui nous séparent des élections. Une idée assez ludique puisque chacune des pages de ce calendrier virtuel est porteuse d’un point du programme Écolo. Des phrases néanmoins on ne peut plus vagues : « Dans 34 jours, votez pour un système éducatif piloté efficacement » ou encore « Dans 36 jours, votez pour permettre aux personnes âgées de vivre dignement ». Mais qui, pour notre interlocuteur Baptiste Erkes, ont toutes du sens : «  Nous picorons un peu en fonction de l’actualité pour rédiger nos messages mais cela reste bien entendu des arguments écolos en lien avec notre programme ». Vu le manque de réactions de la part des internautes, nous ne semblons toutefois pas les seuls insensibles à ces messages. En effet, aucune de leur publication n’a encore recueilli plus de quarante « like », ni suscité plus de deux commentaires. À moins que cette nouvelle campagne ne soit à nouveau destinée qu’aux membres du parti ? 

Elodie Lemaire, Amélie Delobbe et Lucie Hermant

 

Les élections législatives fédérales et régionales belges ainsi que les européennes approchent à grands pas ! En vue d’aider les étudiants à trancher ou se conforter dans leurs choix, un grand débat a été organisé à HEC-ULg. Écolo a répondu présent avec comme représentante : Muriel Gerkens.

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Muriel Gerkens, députée fédérale Écolo, était présente ce jeudi 27 mars à HEC-ULg pour un débat consacré aux élections 2014. Cette conférence organisée par l’association HEC-ULg, Le Vif/L’Express et Guido réunissait d’autres personnalités issues du monde politique belge : Melchior Wathelet (CDH), Christine Defraigne (MR) et Jean-Claude Marcourt (PS).

Les différents représentants politiques se sont particulièrement attardés sur des sujets sensibles pour les étudiants : les réformes des universités et des hautes écoles, les examens d’entrée, un service minimum des transports en commun, etc.

Muriel Gerkens dénonce « la politique d’exclusion » mise en place par le gouvernement actuel. Elle affiche son soutien aux jeunes qui sont de plus en plus touchés par le chômage.

La prestation de la représentante d’Écolo est convaincante et agrémentée d’une volonté de changement, surtout concernant les plus « faibles » : jeunes, chômeurs, familles les plus démunies, etc.

Un système de vote par SMS a été mis en place durant ce débat. Le public pouvait voter pour le parti de son choix. À la fin de la conférence le parti Écolo à réalisé une belle performance et en obtenant la 2e place, juste derrière le MR. Madame Gerkens à pu répondre aux attentes du public étudiant, venu en masse assister au débat.

 Lien VIDEO : https://www.youtube.com/watch?v=ETquQD9bJM0&feature=youtu.be

Malherbe Julien

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Ce samedi 5 avril, le PTB a organisé le dernier meeting régional avant les prochaines élections du 25 mai. Plus de 600 militants ont assisté à l’événement ainsi que les syndicalistes de la FGTB.

La salle Eden de Charleroi, trop petite pour l’occasion, a été le théâtre d’interventions combatives des orateurs devant une foule surchauffée. Plus de 600 militants du PTB, rejoints par des syndicalistes de la FGTB, étaient présents à l’événement. La campagne électorale bat son plein.

Pendant le meeting, la parole a été prise par Marco Van Hees, tête de liste au fédéral, Raoul Hedebouw, président du PTB et Christian Viroux, 3e  sur la liste au fédéral. Leur discours visait principalement les métallurgistes de la FGTB présents à la soirée. Déçus par une gauche qui ne se préoccupe plus d’eux, ces derniers se tournent vers « un parti où il y a des sereines espérances » explique Robert Sénéchal, secrétaire provincial de la FGTB. Dans ce contexte, leur discours qui prône une gauche du changement, agit comme vrai rempart contre le massacre social trouve un écho certain. Raoul Hedebouw se dit fier de ce succès annoncé. Surtout à Charleroi, ville qui est dirigée par le PS depuis de nombreuses années. Il se montre très confiant et il a des bonnes raisons de l’être.  Selon lui, le PTB aura bientôt un pied au parlement fédéral et régional. Les sondages annoncent une progression nette, les meetings organisés par le parti attirent du monde. Cependant, il faut toujours rester prudent dans le monde politique. La donne peut encore changer d’ici les élections.

Hedebouw s’est encore une fois offusqué lors de ce meeting de la prohibition des affiches politiques dans les rues de Seraing. Mais l’homme fort du PTB oublie que la campagne se joue désormais aussi – et surtout – sur les réseaux sociaux. Facebook ou Twitter sont utilisés comme de vraies armes de communication par beaucoup de militants de son parti. Le PTB a les cartes en main pour marquer ces élections de son empreinte. Reste à voir si le succès résistera à la sanction des urnes. Et de voir si les promesses seront tenues en cas de succès. 

Giulia Tomasi

Benjamin Bodson, étudiant en dernière année de droit à l’ULg, actuel Président des Jeunes cdH liégeois et candidat aux élections communales en 2012, donne son avis sur l’utilisation des réseaux sociaux pendant la campagne électorale. 

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« Aux précédentes élections communales de Liège, Willy Demeyer n’avait que 38 likes de plus que moi », explique Benjamin en toute modestie. Cela prouve que l’approche était différente. Et d’ajouter « sa communication n’était pas du tout axée sur les réseaux sociaux, alors que moi, ma campagne, je l’avais faite exclusivement via les réseaux sociaux ». Il est important de souligner que Benjamin, 40ème sur la liste cdH, avait récolté 484 voix pour une première campagne. Selon lui, le web 2.0 est primordial lors de cette période pré-électorale, car « cela permet de toucher plus facilement les électeurs ». En effet, ces derniers « vont être plus attirés par un message plus moderne que par une lettre qui va être perdue avec leur courrier ».

Et le cdH, dans tout cela? 

Depuis le début de cette campagne électorale, le cdH s’est montré discret sur la toile contrairement à ses adversaires.
« Au cdH, il y a un problème de communication mais général, et pas seulement sur les réseaux sociaux »,
avoue Benjamin. Selon lui, « l’objectif du Président Benoit Lutgen n’est pas d’être présent sur tous les réseaux sociaux, mais bien d’agir sur le terrain et de communiquer uniquement les points clés du programme du parti ». Des voix s’élèvent d’ailleurs contre ce manque de communication du Président. Comme le souligne Benjamin « il y a eu un classement effectué par des journalistes politiques des différentes rédactions belges pour voir quel était le meilleur communicateur parmi les politiciens francophones et Benoit Lutgen est arrivé dernier en obtenant un score négatif ». Par ailleurs, celui-ci affirme que « si le message n’est pas assez moderne, assez bien fait et ficelé, cela peut porter préjudice au cdH si d’autres partis font passer un meilleur message ».

Lors du Congrès au Wex de Marche-en-Famenne, le cdH a pourtant démontré qu’il pouvait être plus présent sur la toile avec un mode de communication « un peu à l’Américaine », davantage axé sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs ce vers quoi Benjamin pense qu’il faut se diriger, car « le mode de communication a totalement changé et l’électeur a besoin de voir que l’on prend ses questions en mains. Il veut voir quelque chose de grand et qui impressionne ». Benjamin souligne également que la campagne est une occasion de revoir toute la communication du parti et de l’améliorer.

Le relais aux jeunes ?

Pour toucher l’électeur tout âge confondu, les jeunes vont plutôt aller à l’essentiel et utiliser un langage percutant qui va interpeller l’électeur en adressant un message ad hoc. Selon Benjamin, les politiciens doivent passer la main aux jeunes pour gérer les réseaux sociaux, car « les anciennes générations ne font pas partie de la génération qui a grandi avec Facebook, et du coup, le message qu’ils donnent via ce réseau n’est pas le bon et ils ne savent pas vraiment quel impact le message va avoir ».
 

à vos tweets !

Emilie Grauls

 

Le COMAC incarne l’Atlas soutenant le PTB. Ce mouvement de jeunes du parti de Raoul Hedebouw se place en pierre angulaire de sa communication sur les réseaux sociaux. Rencontre avec l’une de ses représentantes, militante sans ambage.

            “La politique, tout le monde est capable d’y être impliqué, les gens ne sont juste pas assez en confiance !" Du haut de ses vingt-cinq ans, Sarah Schmit martèle déjà un enthousiasme débordant pour recueillir l’opinion du plus grand nombre. Mais surtout des jeunes. Et pour nourrir ce gourmand dessein, les réseaux sociaux forment un fusain incontournable : "Aller sur le terrain, c’est bien, mais tous les étudiants ne descendent pas dans la rue à nos côtés, tous ne se bousculent pas aux portes des débats. Avec Facebook, on est certain de les atteindre sans obstacle”, expose-t-elle en sirotant une bière.

            Cette efficacité du web 2.0, les autres partis l’ont bien compris. La NV-A, par exemple, n’hésite pas à se délester de 300.000 € pour l’investir avec fracas (http://tinyurl.com/nzhspb2). Les membres du COMAC ne disposent pas de tels moyens. “Mais on a la ferveur”, nuance Sarah. La débrouille, elle a l’habitude. À vingt-cinq ans, au sortir d’études de sociologie à l’ULB, elle cherche du travail avec optimisme. La singulière tâche de naissance qu’arbore sa joue gauche reflète son désaccord avec le pouvoir en place. Rebelle, comme un cheveu dans la soupe. Mais pas la populaire, celle aux palourdes.

Remonter le courant

            Organiser des rassemblements virtuels permet également d’entrer en débat facilement. Conscient que la gauche n’a pas la science infuse, le COMAC cherche à ferrer des jeunes de tous les horizons pour confronter les opinions. “Selon moi, les autres partis n’aspirent pas à la même volonté”, accuse la jeune femme. “Leurs termes compliqués entravent l’accès des gens au concret. Terrorisés, ils n’osent pas témoigner d’avis politique de peur qu’il soit invalide.” Le credo du COMAC réside dans l’essaimage d’appâts tangibles pour inciter les citoyens à s’indigner.

            Première suppléante à la Chambre au PTB-go, à Bruxelles, Sarah Schmit reste toujours à l’affût de promesses de voix. D’ailleurs, beaucoup de ses camarades sont inscrits sur les listes électorales. Pour convaincre les jeunes, interpellés par les réseaux sociaux, ils abattent la carte écornée des enquêtes d’opinion. Censées refléter la réalité, elles constitueraient une base solide pour rédiger un programme politique. “Le PTB a consulté 42.000 résultats d’études pour être certain de défendre les priorités des gens”, entonnent les militants. Un chiffre jeté à la figure des followers pour se targuer d’une universalité toute relative. Une poignée de gros sel qui étonne peu. Les slogans tapageurs restant l’apanage d’une communication efficace. À fortiori au cœur de la jungle des réseaux sociaux. Sables mouvants ou long fleuve tranquille ?

Boris Krywicki

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Jeudi dernier, une conférence débat sur les élections 2014 se tenait à HEC.
Ce débat, animé par le journaliste politique du Vif/l’Express Pierre Havaux, réunissait les 4 représentants siégeant au Parlement wallon : Melchior Wathelet (cdH), Christine Defraigne (MR), Muriel Gerkens (Ecolo) et Jean-Claude Marcourt (PS).

Dès le début de la conférence débat, les étudiants ont du procéder à un vote pour choisir leur parti favori le jour des élections. Un autre suffrage était également prévu en fin de soirée. Les premiers votes étaient plus que significatifs avec en tête, le MR qui remportait plus de 70% des voix. Le cdH, lui, se tenait à la troisième position avec 8%, après Ecolo (11%).

Selon le cdH, Melchior Wathelet a convaincu l’assemblée et la parti ne manque pas de le faire savoir sur toutes les plateformes : « Melchior Wathelet a ressuscité le cdH! » ou encore « Melchior Wathelet, le plus convaincant ! ». En effet, Melchior Wathelet a démontré ses talents d’orateur et de persuasion. « Notre coalition, c’est celle des jeunes. En matière d’emploi, de logement, d’enseignement supérieur. La jeunesse, c’est notre priorité numéro un », affirmait la tête de liste liégeoise cdH à la Chambre.
Après sa prestation, le « héro du jour » a permis au cdH de passer de 8% à 43%, se retrouvant en deuxième position après le MR  (47%). Plutôt convaincaint! Quant à Ecolo, il a été relégué à la dernière place avec seulement 2% des suffrages.

Ce revirement de situation montre à quel point il est important d’être actif dans ce genre d’événements et de travailler sur la perception des gens. à bon entendeur…

Emilie Grauls

Le cdH est connu pour ne pas être fort actif sur Twitter mais, quand le parti s’y met, c’est pour atteindre la première place des Tendances en Belgique.

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Aujourd’hui, à Marche-en-Famenne, s’est tenue la convention du Centre Démocratique Humaniste. L’événement, qui a accueilli plus de 2000 participants, a été l’occasion pour Benoit Lutgen de présenter le programme de son parti. Il a notamment abordé les thèmes de l’éducation et du numérique, de la fiscalité ainsi que de l’égalité au niveau du salaire.

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 C’était également une sacrée opportunité pour le cdH d’être enfin plus actif sur Twitter. Opportunité clairement saisie!

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Tweetant les idées-clés du président humaniste, retweetant des commentaires, postant quelques photos, le parti a réussi à faire grimper le hashtag #cdh14 à la première place des tendances belges. Ainsi lorsqu’il y a matière à réagir, le cdH nous montre qu’il sait tout de même s’emparer des réseaux sociaux.

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Elmaze Gashi

   

 

 

 

Affilié au PS depuis deux ans, l’arbitre de football Jérôme Nzolo a dernièrement rejoint le cdH, sur la liste fédérale du Hainaut. Le parti l’a annoncé via sa page Facebook, mercredi soir en relayant un lien Youtube. Dans la dite vidéo, Nzolo explique  qu’il « adhère complètement » aux valeurs du Centre. Benoit Lutgen, qui est du même avis, nous le présente comme « une belle personnalité ».

« Personnalité »… Le terme est fort bien choisi et semble parfaitement définir la stratégie employée  par le cdH durant ces élections.  À défaut d’être actif sur les réseaux sociaux, le parti joue  fréquemment la carte du buzz à l’aide de certains « people ».

Nzolo n’est effectivement pas le premier. Il y a une semaine, un autre sportif se retrouvait déjà sur une des listes du cdH. En effet, John John Dohmen, vice capitaine de l’équipe nationale de hockey, intègre la liste régionale du Brabant Wallon, confirmant les rumeurs qui circulaient depuis quelques jours.

Dans un autre registre, le parti s’était fait remarquer, il y a un mois, lorsque le chanteur Pharrell Williams avait publié sur sa page Facebook l’adaptation de son clip « Happy », réalisé par des jeunes cdH à Bruxelles.

Le parti se réjouit visiblement et tente d’en tirer un maximum de profits en relayant ce genre d’évènement sur toutes leurs plateformes. Catherine Fonck s’est notamment empressée de poster un selfie avec le fameux arbitre.

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Lors de l’interview, Jérôme Nzolo affirme que les termes « perdre » ou « échec » ne font pas partie de son vocabulaire. Le cdH, une équipe qui gagne ? Il faudra attendre le 25 mai pour en être sûr.

https://www.youtube.com/watch?v=Ldr82AMsXP0&feature=youtu.be

Ce jeudi se tenait à HEC-ULg une conférence réunissant les quatre gros partis francophones du pays. Ainsi, Muriel Gerkens représentait Ecolo, Jean-Claude Marcourt le PS, Christine Defraigne le MR et Melchior Wathelet le CDH. Après plus de deux heures de débat sur les jeunes, l’éducation (surtout) et l’avenir du pays (un peu), la présidente du groupe MR au Sénat  nous donnait son avis sur l’importance des réseaux sociaux en politique.

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« Les réseaux sociaux sont essentiels et c’est une nouveauté car quand j’ai commencé à faire de la politique, ça n’existait pas », affirmait la tête de liste MR à la Région. Pour elle, le Web 2.0 s’affirme réellement comme une nécessité, un véritable instrument de communication. Pourtant, «je ne suis pas sûre de très bien le manier», confesse-t-elle. Et d’ajouter «je vais vous avouer quelque chose, ce n’est pas moi qui gère mon Facebook. Pour la simple et bonne raison que pour le gérer convenablement, je trouve qu’il faut du temps et dans nos journées qui sont parfois un peu hallucinantes ce n’est pas toujours évident à dégager. Mais je vous dirai que j’ai une approche par rapport à Facebook du style ‘‘tiens il faut mettre ça’’ ou ‘’tiens il faudrait publier telle photo’’.»

Pourtant, le numérique n’est pas un monde dont Christine Defraigne raffole. Elle hésite d’ailleurs à s’inscrire à Twitter même si «ça se répand de plus en plus en politique ». Selon elle, le réseau à l’oiseau bleu, encore plus que Facebook, se place dans un rapport à l’immédiateté, dans un côté impulsif qui la gêne un peu. « Moi qui suis un peu latine, un peu sanguine et qui suis de surcroît très maladroite, j’ai peur de faire comme Leterme, de confondre mes SMS persos avec Twitter », s’amuse la politicienne du MR. Elle poursuit : « Cette communication de la seconde voir de la nano-seconde se trouve, à mes yeux, dans un rapport ambivalent. Ce n’est pas toujours opportun, adéquat mais en même temps ça multiplie les sollicitations.» Nostalgique, elle rajoute qu’«il y a une virtualisation du contact qui est différente avec ce qu’on vivait avant. Moi je trouve que rien ne remplace la proximité, le contact humain même si c’est parfois difficile quand on se fait engueuler…»

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Une autre raison qui la rend réticente à l’idée d’utiliser les réseaux sociaux provient des problèmes liés à ceux-ci. « Le souci avec les réseaux sociaux c’est qu’il y a parfois des dérives populistes ou poujadistes dans les commentaires postés. Bien sûr, je regarde les commentaires mais j’essaye d’être imperméable car ce n’est pas parce qu’une majorité de râleurs va toujours dans le même sens que ça doit influencer l’attitude du politique. »

On le remarque, de part ses dérives, mais également son rapport à l’immédiateté, le Web 2.0 reste un outil dont Christine Defraigne se méfie. Rien ne remplacera jamais le rapport direct avec la population selon elle. On est donc là, bien loin de la communication agressive pratiquée par le MR en campagne. Néanmoins, la chef de file du groupe à la Région tente de rester « up to date » comme elle le dit si bien.

Loïc Manguette